Anna, maman de Simon : « Important de parler de handicap avec les autres »

La fondatrice de Diverti-sens, Anna Cauvin, est partenaire d’ASSPA depuis le début de l’aventure. Avec l’association de Thomas Joubert, elle a trouvé le complément idéal pour son projet d’accompagnement de personnes avec des troubles du neurodéveloppement et leurs proches, ainsi que son action de sensibilisation. Son fils Simon, atteint d’un trouble du neurodéveloppement, participe aux activités d’ASSPA par le biais du programme « Découvre ton sport ».

Les liens entre Diverti-sens et ASSPA

« Diverti-sens a proposé un café autour de l’accès aux loisirs. On entendait souvent des parents ou des aidants dire : « mon enfant veut faire du judo ou du tennis, mais les clubs ne peuvent pas les accueillir ». Notre démarche consistait à trouver les moyens de rendre les loisirs accessibles. On l’a trouvé avec ASSPA. Tous les adhérents de Diverti-sens connaissent ASSPA et Thomas parle de mon association. On mutualise nos ressources. C’est bénéfique pour tout le monde. ASSPA a su mélanger tous les âges, les personnes handicapées et les valides. J’aime également l’idée d’un catalogue où on choisit ses activités ».

Les bienfaits

« Nous avons davantage de lien social. Avant, Simon n’arrivait pas à aller dans des lieux comme le Foyer Mas Saint-Pierre par exemple. C’était trop effrayant. Pour son développement émotionnel et cognitif, c’est super intéressant de pouvoir rencontrer des personnes qu’il ne connaît pas, se rendre dans des lieux inconnus. C’est un peu pareil pour moi. Lorsque l’on est parent d’un enfant en situation de handicap, ce n’est pas facile de trouver des familles qui vivent la même chose. ASSPA nous permet aussi de rencontrer des personnes qui connaissent moins le handicap. On peut faire de la sensibilisation. C’est très important pour moi de parler du handicap avec les autres ».

Le lien social

« Il est très important quand on parle de handicap. Dès que le handicap arrive dans la famille, on souffre d’isolement. Dans certains endroits, on fuyait mon fils, on pensait qu’il était contagieux. Avec ASSPA, le regard des autres a toujours été bienveillant envers Simon. Au handball, deux éducatrices sont venues vers moi pour me demander ce qu’il avait, comment je le gérais au quotidien. C’est merveilleux ! Il faut nous poser des questions. C’est à partir de là que vous allez avoir un regard différent sur le handicap et vous allez mieux nous comprendre. C’est la responsabilité de chacun d’aller vers l’autre. Sinon, on s’enferme dans une forme de ségrégation ».

L’action dans les écoles

« J’étais ravie d’intervenir dans les écoles avec ASSPA. L’intervention de Thomas est différente de la mienne. Du coup, on couvre tous les handicaps. Les écoliers sont curieux, ils ont moins d’inhibition. Ils vont poser des questions parfois plus dures. Combien de fois j’ai entendu des parents chuchoter pour dire à leurs enfants de ne pas nous interroger. Mais si, il faut le faire ! « Découvre ton sport » complète ce que l’on fait dans les écoles ».

L’avenir

« La marche d’inclusion, c’était chouette. Cela me manquait de tous se voir. J’aime les rendez-vous où on retrouve tous les adhérents autour d’un événement. J’aimerais aussi que l’on aille plus loin dans la sensibilisation avec les clubs, qu’ils comprennent mieux tous les handicaps. Ils en ont envie, ils veulent adapter leurs activités. C’est à la portée de tout le monde ».