Stéphanie Mariage : « Être dans le partage, la découverte et la sensibilisation »

 
Mercredi 9 octobre, à l’occasion de la Journée mondiale du handicap, ASSPA et la Ville d’Arles, avec le soutien du Kiwanis Arles-Camargue, se mobilisent pour promouvoir l’accès au sport pour tous. Ateliers de découverte du sport adapté et du handisport, de 14h à 15h sur l’esplanade Charles de Gaulle, et marche symbolique, avec des clubs d’Arles et du Pays d’Arles, de 15h à 17h du centre-ville à la Place de la République, sont au programme.
 
L’événement est parrainé par Gaël Givet, ancien footballeur professionnel, et Stéphanie Mariage, championne paralympique de tennis de table.
La triple médaillée paralympique évoque sa présence à Arles et son engagement.
 
Quelles sont les raisons qui vous ont incitées à vous engager dans ce projet en tant que marraine ?
Dès que je peux intervenir pour mettre en avant les valeurs du sport pour tous et de l’handisport, je suis partante ! La présence des jeunes est également une condition importante pour moi. On m’a sollicité après le relais de la flamme, notamment au sein des écoles. J’aime répondre aux questions aux enfants, leur parler du handicap, du sport, du handisport. C’est super intéressant et enrichissant. Les enfants n’ont pas de filtre, ils sont nature.
L’événement de mercredi 9 octobre est-il important pour capitaliser sur l’héritage des Jeux paralympiques ?
On a découvert la boccia, avec Aurélie Aubert. Personne ne connaissait et on en parle maintenant ! Les Jeux ont créé un déclic chez les gens. Il faut conserver cet état d’esprit. Une telle manifestation va y participer. On sera dans le partage, la découverte et la sensibilisation. On a vu beaucoup d’images avec les Jeux de Paris. Et je trouve que depuis Londres en 2016, des progrès ont été faits. Avant, le handisport était assez confidentiel. Là, ils ont mis le paquet avec les Jeux paralympiques de Paris. Sur les réseaux aussi, on a vu beaucoup d’images, beaucoup d’interviews, beaucoup de photos, des films. Beaucoup de progrès sont encore à faire mais, par rapport à avant, c’est le top !
Le sport est-il un bon vecteur d’inclusion pour vous?
Il m’a sauvé après mon accident de voiture. Parfois, je me demande ce qu’aurait été ma vie si je n’avais pas fait de sport. Cela m’a ouvert plein de portes. J’ai voyagé, j’ai fait partie de l’équipe de France. Quand on veut quelque chose, on peut y arriver.