La première marche pour l’inclusion marque les esprits

 
 
Mercredi 9 octobre, la Journée mondiale du handicap était l’occasion pour ASSPA et la Ville d’Arles de frapper un grand coup dans la course à l’inclusion. Un pari gagné, au-delà des espérances, avec plus de 300 participants. Une marche symbolique était organisée avec des clubs d’Arles et du Pays d’Arles, ainsi que des associations locales, pour défendre l’accès au sport pour tous. Un message qui a résonné dans toute la ville d’Arles et au-delà, déclamé par plus de 300 participants.

Le cortège a démarré de l’esplanade Charles de Gaulle, où de nombreuses activités autour du sport adapté et du handisport étaient proposées (la boccia a été très appréciée), pour se rendre dans les jardins de la Tour Luma, avant une cérémonie sur la place de la République, avec des médailles offertes à tous les participants par le Kiwanis Arles-Camargue. La défilé était composé des licenciés des clubs locaux, des associations, des institutions mais également par des marcheurs simplement désireux de soutenir l’idée du sport pour tous.

« Lorsque l’on ne parle plus de compétition, tout le monde trouve sa place. » Thomas Joubert, coordinateur d’ASSPA

De quoi rendre fier Thomas Joubert, le coordinateur d’ASSPA, dont le discours était à la fois empreint d’humilité et d’émotion. « Chez ASSPA, on existe surtout grâce aux autres. Ce sont tous les clubs qui font vivre notre association à travers eux. A chaque fois que l’on vient vous voir pour participer à des événements, vous êtes à fond ! On a juste un petit peu ce rôle de chef d’orchestre et c’est vous qui amenez les petits, les éducateurs, les parents. Merci à vous d’être présents parce que vous avez encadré la marche. Tout s’est fait naturellement. On s’aperçoit que lorsque l’on ne parle plus de compétition, tout le monde trouve sa place. Il faut juste pouvoir adapter son comportement et on est toujours récompensé. »

« Mettre au grand jour cette solidarité qui doit s’exercer. » Paule Birot-Valon, élue au handicap et à l’accessibilité à la Ville d’Arles.

Un tel projet a été rendu possible grâce à l’engagement de la Ville d’Arles et de son élue au handicap et à l’accessibilité, Paule Birot-Valon. L’adjointe au maire rappelait « qu’il y a le visible et l’invisible. Le visible, c’est cet enfant, cette femme, cet homme qui peine à marcher ou utilise un fauteuil roulant. L’invisible, c’est le quotidien de ces enfants qui rencontrent des difficultés d’apprentissage, de ces femmes et de ces hommes qui ne peuvent pas aller en ville parce que les places réservées au handicap sont occupées par des valides ou qui peinent à accéder aux distributeurs automatiques. Cet été, le handicap est devenu visible grâce aux Jeux Paralympiques et aux exceptionnelles performances des athlètes du monde entier. Et avec eux, pour allumer la flamme, notre championne, triple médaillée olympique, Stéphanie Mariage, dont le nom sera désormais celui du gymnase de Salin-de-Giraud. Aujourd’hui, nous voulons tous ensemble faire se côtoyer le visible et l’invisible, mettre au grand jour cette solidarité qui doit s’exercer et qui doit poursuivre l’héritage des jeux Paralympiques. »

« Cette marche était exemplaire » Gaël Givet, parrain de l’événement avec Stéphanie Mariage.

Présente dès le début de l’événement, autour des stands installés sur l’esplanade Charles de Gaulle, Stéphanie Mariage, triple médaillée paralympique de tennis de table et marraine de l’événement, savourait l’engouement autour de cet événement. « J’espère qu’on a fait passer un joli message sur l’inclusion. Le sport permet aux personnes qui sont différentes de surpasser ses difficultés. Et quand on veut, on y arrive. » L’ancien footballeur Gaël Givet appréciait un moment de partage où « j’ai eu la chance de discuter avec les enfants et des personnes en situation de handicap ou valides. On a eu un bel exemple avec les Jeux paralympiques. Ces athlètes nous ont ramené à beaucoup d’humilité parce qu’on voit ce que ces personnes sont capables de faire. Et comme le disait Stéphanie Mariage, de se surpasser. Cette marche était exemplaire. » La présidente du Kiwanis Arles-Camargue, Yvette Velly, a également salué l’événement avant de remettre 198 médailles à tous les participants.

Le message de l’inclusion a été porté bien haut en ce mercredi 9 octobre. L’histoire continue et elle est pleine de promesses.